La Bourrache, amie de l’hiver et des gorges sensibles

Borrago officinalis L.            Famille des borraginacées

J’ai récolté la bourrache à 10 ans, dans la campagne corse, avec ma grand-mère.

C’est une jolie petite fleur bleue avec des poils raides, un peu piquants pour les mains jeunes. La corolle étoilée réunie des étamines noires. La Bourrache est annuelle. Pousse facilement et fleurie de mai à août. Il est impératif de la sécher rapidement après récolte. Sans quoi, les fleurs peuvent perdre leur couleur, noircir et moisir.

Son nom vient des Maures d’Espagne, qui à cause de ses vertus sudorifiques, l’auraient nommée : « Aubourach » – « le père de la sueur ». On entend aussi qu’elle viendrait du latin « borrago » et « cor-ago », qui stimule le cœur. On la sait apéritive, dépurative et sudorifique, en fleurs (contient des tanins).

J’utilise les fleurs pour ses propriétés expectorantes, émollientes, antitussives. Je l’associe à la mauve et au bouillon blanc : rhume, bronchite, pneumonie.

On la trouve sous forme d’huile (macérât huileux) car elle est excellente pour la peau. Grâce à son mucilage, elle préviendrait du vieillissement cutané. L’huile de bourrache aiderait à lutter contre l’acné juvénile et les vergetures. Une autre plante pour une belle peau: le calendula officinalis.

J’ai appris que pour l’acné, on peut préparer un jus d’herbe dépuratif : les feuilles fraîches de bourrache, le pissenlit et le cresson écrasés.

Une petite recette de sorcière : le suc frais (120g), mêlé à 3 ou 4 tasses de petit-lait ou de bouillon de veau, est, dit Roques (1837), « une excellente boisson lorsque les reins et la vessie ont un état de spasmes ou d’irritation, et que les urines coulent difficilement ».

Attention ! Sa teneur en alcaloïdes la rend déconseillée aux femmes enceintes, personnes souffrant de troubles hépatiques (foie) et épileptiques.

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