La grande consoude qui ressoude

Dite « symphytum officinale », de la famille des borraginacées, elle pousse dans les endroits humides, marécageux, les sols gorgés d’eau.

Il ne faut pas la confondre avec la digitale – plante hautement toxique – (photo ci contre), que j’ai aussi trouvé dans des campagnes humides. Je signale cela car, avant la floraison, on pourrait s’y méprendre. La digitale fleurit avec des fleurs   » bouches  » violettes.

La grande consoude dépasse rarement les 70 cm de hauteur. Elle fleurit de mai à juillet. Elle est quasi indélogable d’un jardin naturel. On utilise principalement sa racine. La racine à sécher se récolte de l’automne au printemps. On la trouve toute l’année pour une usage immédiat.

La grande consoude, dont je mets la photo ci-dessous, comporte des fleurs roses, violacées ou d’un blanc jaunâtre. Elles sont roulées sur elles-mêmes avant la floraison. Se déploient progressivement ensuite.

La grande consoude qui ressoude vient du latin consolida de consolido: je consolide, je répare. En effet elle est une cicatrisante très efficace grâce à la présence de l’allantoïne. L’allantoïne rend la plante astringente des tissus.

EN INTERNE

Certains l’utilisent en interne, en tisane, en cas de brûlures d’estomac. Egalement très riche en mucilage, elle se montre émolliente et calmante. Je la connais en usage externe et préfère te la conseiller ainsi.

EN EXTERNE

On utilise la racine, fraîche de préférence, épluchée, bien lavée, ébouillantée, broyée. A défaut la décoction concentrée (200 g de racine sèche pour 1 litre d’eau; bouillir 1/4 d’heure). La grande consoude déterge les plaies, tarit les suppurations, entraîne une régénération rapide des tissus. Il est indispensable, bien entendu, de nettoyer la peau avant application.

En cas de fêlures je l’ai connu comme cataplasme directement sur la plaie. On réalise un cataplasme de grande consoude avec les feuilles ou les racines fraîches. Il est nécessaire de piler les plantes. On l’applique ensuite directement. A renouveler régulièrement selon le cas à soigner.

2 réflexions au sujet de « La grande consoude qui ressoude »

    1. Bonjour,
      Merci de ta remarque. J’ai d’ailleurs précisé dans l’article l’erreur à ne pas faire entre digitale et consoude. Je les ai toutes mises en photo en fleurs pour que la distinction soit plus simple. La digitale fleurie pourpre, la consoude est blanche. Je te renvoie à l’article pour tous les détails. Bonne année!

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